mardi 20 mars 2007

Violences à Ste Geneviève

En voulant s’attaquer à Nicolas Sarkozy et à la presse, la municipalité de Sainte Geneviève des bois n’arrive qu’à exposer au grand jour l’inefficacité de la politique de prévention de Julien Dray à Grigny.

Avant tout chose, pour avoir été moi-même victime d’une bande dans le RER C, je veux rendre hommage au courage du jeune homme agressé à Sainte Geneviève des bois le vendredi 9 Février. Qui aujourd’hui parmi nous serait capable au péril de sa vie de s’interposer pour défendre une femme ? Devant un tel acte de bravoure, je tiens à exprimer tout le respect et l’admiration qu’une telle conduite peut inspirer. Merci non pas jeune homme, mais merci Monsieur. Les habitants de Sainte Geneviève vous doivent beaucoup. Je m’associe à eux pour
vous souhaitez un prompt rétablissement.

Ces quelques mots de remerciement et ses encouragements auraient dû figurer dans la communication de notre ville du 15 février 2007. Malheureusement, la politique en période électorale oublie beaucoup de ses devoirs.
Au lieu de cela, le texte adressé à tous les génovéfains, a de quoi laisser songeur.

Notre municipalité s’étonne de l’attitude des forces de la police départementale qui selon elle laissent les bandes de casseurs venir dans notre ville. Elle est surprise que la justice ne demande pas une étroite surveillance des personnes ayant un lourd casier judiciaire. Elle n’épargne même pas les transports en commun qui permettent les déplacements des bandes sans alerter.

Quel changement de discours pour la gauche ! La municipalité prônerait-elle la mise en place de méthodes dignes d’un état policier ?

La communication avait pour objectif de nous donner tous les éléments d’information dont la mairie dispose. Alors pourquoi est-elle si discrète sur l’origine des agresseurs ? Elle nous indique seulement que c’est le fait de personnes extérieures à la ville. La presse parle d’une bande de Grigny. La municipalité n’en parle pas. Pourquoi ce silence ? Cet élément est-il en sa possession ? Ces questions sont à leur tour troublantes. Il est vrai qu’évoquer Grigny reviendrait à exposer l’échec de la politique de prévention de M Dray.

« Répression ou prévention », aucun de ces deux mots n’est employés. Et pourtant, face à la multiplication de tels faits divers, c’est sur ce terrain que devrait se situer le débat.

M. Léonhardt, nous connaissons tous votre proximité avec M. Dray, et nous connaissons la proximité de ce dernier avec Mme Royal. Mais pour une fois, face au courage de ce jeune homme, nous aurions aimé ne pas avoir à répondre à cette propagande électorale.


JLB