Le congrès de l’UMP a décidé de demander à Nicolas Sarkozy d’être candidat à la présidence de la République. Ce n’est certes pas une surprise. Mais je suis très content d’avoir été parmi ceux qui l’ont entendu faire son discours, le 14 janvier, un bon discours. J’ai aimé entendre un homme à la fois sûr de lui, déterminé et calme, ferme et ouvert ; j’ai aimé entendre parler comme il l’a fait de l’amour du travail et de l’amour de la France : ce sont deux valeurs que l’on m’a enseignées toute ma jeunesse. Nous en avons besoin pour affronter victorieusement la concurrence mondiale et pour rester nous-mêmes.
J’ai aimé l’entendre appeler quelques grandes figures françaises et, pour celles qui étaient politiques, qu’elles soient « de droite » ou « de gauche » ; j’ai aimé qu’il dise que notre pays est riche de deux mille ans de culture chrétienne. La France est accueillante à l’étranger, elle est ouverte à ceux qui veulent devenir français, mais comment pourrait-elle continuer d’accueillir si elle cessait d’être elle-même ? Comment être accueillant si l’on craint d’être à ce point modifié par ceux que l’on accueille que l’on ne se reconnaîtrait plus ?
Le travail, l’effort, le mérite demandent à être reconnus, ce qui veut dire que les rémunérations doivent en tenir compte, que la sélection doit en tenir compte.
Je sais bien qu’il peut y avoir loin du discours aux actes, des annonces aux réalisations, mais un discours comme celui-là laisse des traces en celui qui le prononce et Nicolas Sarkozy n’était pas seul. Parmi ceux qui l’entourent et le gardent de ses démons (nous avons tous des démons), j’ai quant à moi confiance, particulièrement, en Pierre Méhaignerie, Edouard Balladur, François Fillon.
Comme nous sommes en Essonne, je voudrais dire un mot de Nicolas Dupont Aignan, un homme que je connais et dont j’apprécie beaucoup l’intelligence et la rectitude. Il est candidat aux élections présidentielles et pourra sans doute recueillir les fameuses 500 signatures. Il a décidé de quitter l’UMP pour pouvoir mener sa campagne librement mais il ne fait aucun doute qu’au second tour il appellera à voter pour le candidat UMP. Nicolas Dupont Aignan n’est donc pas un adversaire. Il faut seulement lui demander d’apprécier, peu avant les élections, le risque que sa candidature pourrait faire courir si jamais les candidats de droite étaient trop nombreux, un « 22 avril à l’envers » - ce qui, aujourd’hui est peu probable. Nicolas Dupont Aignan peut constater que le discours de Nicolas Sarkozy a évolué pour se rapprocher des valeurs qu’il défend. J’espère quant à moi qu’il restera très présent dans le paysage politique français.
L’enthousiasme qu’a soulevé il y a quelques semaines parmi les socialistes la candidate qu’ils ont massivement choisie m’avait fait craindre un moment que nous ne soyons pas en ordre de marche. Aujourd’hui, la situation est renversée. La candidate socialiste a montré qu’elle n’est pas suffisamment préparée (ce que lui disait François Hollande, le père de ses enfants) et elle montre son caractère imprévisible et sa façon déconcertante de décider abruptement sans tenir compte des avis qui lui sont donnés (ce que nous disaient tous ceux qui ont travaillé avec elle). Au contraire, de notre côté, l’unité se fait toujours plus large et plus forte et notre candidat montre qu’il a la capacité qu’exige la fonction de Président de la République.
Henri Prévot
Conseiller municipal UMP de Sainte Geneviève des bois